On ne né pas victime, on le devient !


Parce que nous pensons que les victimes méritent mieux que de servir à établir des statistiques non officielles, nous avons décidé de mettre ci-dessous les références du ministère de la Justice en ce qui concerne :

L'annuaire des associations gratuites d’aide aux victimes :
"Reconnues par le ministère de la Justice"


Les associations d’aide aux victimes, subventionnées par le ministère de la Justice, sont chargées d’accueillir les victimes d’infractions pénales, de les informer sur leurs droits, de leur proposer une aide psychologique, d'assurer un accompagnement, de les assister tout au long de la procédure judiciaire et d'effectuer si nécessaire une orientation vers des services spécialisés.

Au sein des principaux tribunaux de grande instance, des bureaux d'aide aux victimes sont tenus par des associations d'aide aux victimes. Leurs missions est d'offrir aux victimes un accueil, de leur apporter des informations non seulement sur le fonctionnement judiciaire en général, mais également sur les procédures en cours ainsi que sur les modalités pratiques de recouvrement des dommages et intérêts à la suite des jugements rendus, de les accompagner lors des audiences, de les orienter ou de les aider dans leurs démarches.

Ces bureaux sont de véritables guichets uniques dédiés aux victimes. En 2012, ce seront 50 bureaux d'aide aux victimes qui seront ouverts sur l'ensemble du territoire.

Ce dispositif de prise en charge pluridisciplinaire est assuré par 173 associations d'aide aux victimes de proximité, réparties sur l'ensemble du territoire. Ces associations sont conventionnées par les cours d'appel, qui participent à leur financement et au développement de leurs activités. Les services dispensés par ces associations sont gratuits.

Elles recourent à des personnels -- juristes et psychologues -- formés à l'accueil des victimes. Près de 150 de ces associations sont fédérées au sein de l'Institut National d'Aide aux Victimes et de Médiation (INAVEM). L'INAVEM est chargé de développer l'assistance aux victimes, de coordonner les missions des associations, de participer à la formation de leurs personnels et d'évaluer leurs actions.

Contacter une association d’aide aux victimes
Vous pouvez trouver les coordonnées des associations la plus proche de chez vous en cliquant sur cette page proposée sur ce site qui est en fait un véritable annuaire.

Vous pouvez également contacter la plate-forme téléphonique 08VICTIMES, gérée par l’INAVEM. Le 08 VICTIMES, soit le 08 842 846 37, permet à toute victime d’accéder à un premier soutien et d’être dirigée vers les personnes ressources à même de la soutenir dans ses démarches, au prix d’un appel local, 7 jours sur 7, de 9h à 21h (coût d’un appel local).


Vous voulez savoir si votre association est référencée par l'INAVEM, cliquer sur la bannière ci-dessus l'annuaire INAVEM est à jour.

Les associations d'aide aux victimes ont perçu en 2010 plus de 9,182 millions d'euros de subventions, soit une augmentation de 9,13% par rapport à 2008. En 2011, les crédits d'intervention de l'aide aux victimes se sont élevés à 8,631 millions d'euros.

En 2010, les associations locales d'aide aux victimes ont assuré 23 112 permanences mensuelles délocalisées dans les commissariats, gendarmeries, hôpitaux, maisons de justice et du droit... (soit + 6,82% par rapport à 2009) et ont accueilli et informé 238 352 victimes d'infractions pénales.

Enfin, elles constituent un acteur majeur de la prise en charge des victimes d'accidents collectifs. Elles effectuent un diagnostic des besoins des victimes et de leurs familles, proposent une aide immédiate, effectuent un suivi des personnes dans la durée, tout au long de la procédure, tant sur le plan juridique (accompagnement aux audiences, par exemple) que psychologique.

Texte ci-dessus : Source Ministère de la justice.


L'Organisation mondiale de la santé en 2002 a défini la violence contre autrui comme :
La menace ou l'utilisation intentionnelle de la force physique ou du pouvoir contre autrui, contre un groupe ou une communauté, qui entraîne ou risque d'entraîner un traumatisme ou un décès, des dommages psychologiques, un mal-développement ou des privations. » Cette définition, qui exclut les événements violents non intentionnels, inclut donc les violences verbales, physiques, psychologiques et sexuelles, mais aussi les négligences et les actes d'omission. La notion d'intentionnalité est ainsi essentielle, intention d'exercer un rapport de force, un pouvoir, une emprise, une domination, sans pour autant vouloir provoquer un préjudice précis : par exemple, secouer un bébé, et entraîner sa mort, ne signifie pas forcément une volonté infanticide.

La violence envers autrui est avant tout une affaire de droit. La loi qualifie la plupart des violences en crimes et délits que la justice est supposée reconnaître et punir, car la violence porte atteinte à l’intégrité physique et psychique, à la dignité d'être humain et aux droits fondamentaux à la vie, à la sécurité et à la santé.

Définition de la victime
Il est à noter que le Code pénal français ne reconnaît pas la notion de victime, ni ne la définit contrairement au droit international (ONU, 1985), mais les juristes, les criminologues et les sociologues s’accordent pour en donner la définition suivante proche de celle du droit international :

La victime est la personne qui subit personnellement et directement un préjudice (dommage subi) physique, moral ou matériel, du fait d’une infraction pénale, par opposition à celui qui le cause : l’auteur. On ne naît pas victime, on n’est pas victime par essence, on l’est du fait d’actes répréhensibles commis par un auteur à un ou des moments précis de son histoire, le ou les actes pouvant être uniques ou répétés et s’inscrire dans la durée. On ne se « victimise » pas, on ne se fait pas harceler, agresser ou violer, on est harcelé, battu, agressé ou violé par un ou des auteurs qui commettent ces actes répréhensibles par la loi. Être victime est un état, un statut dépendant d’une situation définie par rapport à un fait précis, commis par un ou des auteurs et reliée à un contexte historique précis. Même si les faits de violences s’arrêtent, si ils se sont produits par le passé, on reste victime de ces faits, ce sont des faits qui appartiennent à notre histoire, cela ne peut pas s’effacer, que l’on soit reconnu en tant que victime, réparé, soigné ou non, que l’auteur soit identifié, jugé ou non. Mais si on a été reconnu, protégé, accompagné, soigné on peut se libérer d’un sentiment de peur, d’injustice, d’abandon, de solitude, on peut ne plus en souffrir autant, on peut ne plus avoir de troubles psychotraumatiques et on peut ne plus revivre sans fin les violences à l’identique, la mémoire traumatique des violences ayant été traitée et intégrée en mémoire autobiographique dans une résolution de l’ONU le 29 novembre 1985.

Le 29 novembre 1983, les 18 associations d'aide aux victimes de l'époque se sont réunies à Paris, en présence de Robert BADINTER, alors ministre de la justice. C'est suite à cette réunion qu'est née l'INAVEM.

Voir la vidéo de l'INA ( Institut National de l'Audiovisuel )









Posted by Christian.


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